J'aimerais construire une autre vie dans laquelle tout est différent. Seulement, je suis dans un monde irréel, ou tout est désordonné.
«Le temps nous impose sa mesure dont nulle action humaine ne peut altérer le rythme, de sorte que la liberté humaine semble y trouver une limite infranchissable nous obligeant ainsi à chercher dans l'immobilité de l'âme, l'abolition du temps et la victoire sur la mort. Parce que l'accès à l'éternité - ou à l'immortalité - reste l'enjeu essentiel de la vie, nous ne pourrons élucider la question du temps tout en sachant que ce chemin fut maintes fois parcouru depuis l'aube de la pensée et que la physique contemporaine a profondément ébranlé les conceptions classiques du temps. Notre investigation ne sera pas celle d'un physicien. Dans le cadre d'une pensée de l'histoire et de la liberté humaine, nous ne pourrons penser le temps qu'en ce qu'il est vécu par le sujet philosophique et historique.»
«Penser, c'est dire non. Remarquez que le signe du oui est d'un homme qui s'endort ; au contraire le réveil secoue la tête et dit non. Non à quoi ? Au monde, au tyran, au prêcheur ? Ce n'est que l'apparence. En tous ces cas-là, c'est à elle-même que la pensée dit non. Elle rompt l'heureux acquiescement. Elle se sépare d'elle-même. Elle combat contre elle-même. Il n'y a pas au monde d'autre combat. Ce qui fait que le monde me trompe par ses perspectives, ses brouillards, ses chocs détournés, c'est que je consens, c'est que je ne cherche pas autre chose. Et ce qui fait que le tyran est maître de moi, c'est que je respecte au lieu d'examiner. Même une doctrine vraie, elle tombe au faux par cette somnolence. C'est par croire que les hommes sont esclaves. Réfléchir, c'est nier ce que l'on croit. Qui croit ne sait même plus ce qu'il croit. Qui se contente de sa pensée ne pense plus rien.»
La vie est un secret que nul ne découvre, il reste au plus profond des trous noirs et ne refait surface que lorsque tu découvres qu'une vie n'est pas si belle, si jolie, si épanouie comme vous l'auriez prédit.
«Le temps nous impose sa mesure dont nulle action humaine ne peut altérer le rythme, de sorte que la liberté humaine semble y trouver une limite infranchissable nous obligeant ainsi à chercher dans l'immobilité de l'âme, l'abolition du temps et la victoire sur la mort. Parce que l'accès à l'éternité - ou à l'immortalité - reste l'enjeu essentiel de la vie, nous ne pourrons élucider la question du temps tout en sachant que ce chemin fut maintes fois parcouru depuis l'aube de la pensée et que la physique contemporaine a profondément ébranlé les conceptions classiques du temps. Notre investigation ne sera pas celle d'un physicien. Dans le cadre d'une pensée de l'histoire et de la liberté humaine, nous ne pourrons penser le temps qu'en ce qu'il est vécu par le sujet philosophique et historique.»
«Penser, c'est dire non. Remarquez que le signe du oui est d'un homme qui s'endort ; au contraire le réveil secoue la tête et dit non. Non à quoi ? Au monde, au tyran, au prêcheur ? Ce n'est que l'apparence. En tous ces cas-là, c'est à elle-même que la pensée dit non. Elle rompt l'heureux acquiescement. Elle se sépare d'elle-même. Elle combat contre elle-même. Il n'y a pas au monde d'autre combat. Ce qui fait que le monde me trompe par ses perspectives, ses brouillards, ses chocs détournés, c'est que je consens, c'est que je ne cherche pas autre chose. Et ce qui fait que le tyran est maître de moi, c'est que je respecte au lieu d'examiner. Même une doctrine vraie, elle tombe au faux par cette somnolence. C'est par croire que les hommes sont esclaves. Réfléchir, c'est nier ce que l'on croit. Qui croit ne sait même plus ce qu'il croit. Qui se contente de sa pensée ne pense plus rien.»
La vie est un secret que nul ne découvre, il reste au plus profond des trous noirs et ne refait surface que lorsque tu découvres qu'une vie n'est pas si belle, si jolie, si épanouie comme vous l'auriez prédit.



